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  232 articles trouvés avec "horlogerie" :

  Swatch lance une plainte contre UBS
03/09/2010
Le groupe horloger helvétique Swatch a porté plainte contre la banque UBS pour des pertes qu'il a subies durant la crise financière. « Comme UBS n'a entrepris aucun effort pour régler ce contentieux, nous avons déposé plainte contre elle », a indiqué le directeur général de Swatch, Nick Hayek, cité par le quotidien Tages-Anzeiger. « Nous allons faire valoir notre bon droit », a-t-il souligné. De son côté, la banque a seulement "confirmé" avoir reçu une plainte, a précisé le journal zurichois. Selon le Tages-Anzeiger, le numéro un mondial de l'horlogerie réclamerait quelque 30 millions de francs suisses (23,1 millions d'euros) à UBS, après avoir perdu des investissements dans des fonds à revenu garanti qui s'étaient désagrégés durant la crise financière.
  La Haute joaillerie fait son show à la Biennale des antiquaires
02/09/2010
Comme chaque année, les grands noms de joaillerie seront au rendez-vous de la Biennale des antiquaires à Paris. Aux côtés des Dior Joaillerie, Van Cleef & Arpels, Harry Winston, Chanel Joaillerie et Cartier, les maisons Piaget et Louis Vuitton exposeront pour la première fois leurs bijoux sous la nef du Grand Palais. Du 15 au 25 septembre prochain, les visiteurs pourront découvrir des pièces d'exception dans des écrins grandeur nature. Chanel Joaillerie exposera sa nouvelle collection inspirée de la "plume", thème cher à Coco Chanel qui le déclina en 1932 pour sa première collection Haute joaillerie intitulée "Bijoux de Diamants". Les pièces seront mises en scène dans un espace de 75 m2 designé par Peter Marino, l'architecte très apprécié de la maison de la rue Cambon. Harry Winston a également choisi de célébrer son histoire, avec de somptueuses pièces inspirées d'archives et notamment des dessins d'Ambaji Shinde, créateur phare de la maison de joaillerie. Van Cleef & Arpels dévoilera sa nouvelle collection "Les Voyages Extraordinaires" hommage aux écrits de Jules Verne, dans un espace signé Alfredo Arias, avec entre autres des peintures de Ruben Alterio. Raie manta, éléphant, banquise, baleine et ours polaire, se voient réinterprétés dans une version précieuse, sertis des plus belles pierres. Tout aussi propice à l'évasion, la maison Louis Vuitton exposera "L'Ame du Voyage", sa toute première collection Haute joaillerie créée en 2009 par Lorenz Bäumer avec notamment des pièces reprenant la célèbre fleur Monogram du malletier. Dior Joaillerie présentera de son côté 150 pièces uniques des quatre coins du monde, mais également 13 nouveautés qui viennent enrichir les collections récurrentes de Victoire de Castellane : "La Rose Dior", "Le Coffret de Victoire" et "Les Incroyables et Merveilleuses". Pour sa grande première à la Biennale, Piaget exposera 60 pièces de la collection "Limelight", hommage à la Haute couture, en or blanc et pierres précieuses imitant dentelle, nœud, corset, ruban et résille. Les bagues "Cocktail" et la Haute horlogerie seront aussi à l'honneur dans les vitrines de la maison de joaillerie. Cartier élargira les frontières de la Haute joaillerie en présentant soixante pièces, objets rares, pierres d'exception et pièces sculptées. La maison exposera entre autres bijoux, pendules, coupes précieuses, boîtes en jade, ou même encrier taillé dans du cristal de roche. Les amateurs de bijoux anciens apprécieront le stand de Véronique Bamps qui expose une broche de Paulding Farnham pour Tiffany & Co datant de 1890, ou encore celui de Faerber qui présentera une broche tête de mort en corail datant de 1700.
  Parmigiani Fleurier et le pôle industriel horloger
30/07/2010
En 1976, Michel Parmigiani s’implante à Fleurier, monte son premier atelier d’horlogerie et crée Parmigiani Fleurier. En 1996, La fondation de Famille Sandoz s’investit dans la marque. Le savoir-faire de la haute horlogerie Parmigiani Fleurier repose sur cinquante corps de métiers différents et produit 5 000 montres par année qui sont toutes caractérisées pas dix mouvements, créées et manufacturées à l’interne. Depuis la création de Parmigiani Fleurier, on compte 20 collections homme et femme. En 2001, Parmigiani signe une collaboration avec Bugatti qui s’est fait une place dans le monde de l’horlogerie avec la montre-bracelet Type 370. Cette alliance avec le groupe Parmigiani permet de bousculer les codes de la maison Bugatti et notamment en s’inspirant du Coupé Bugatti Atalante 57S, voiture de tourisme des années 30 et ainsi créer un nouveau modèle de montre baptisé Atalante qui bouscule l’esthétisme classique des horlogeries Parmigiani tout en conservant la forme ronde (Ø 43 mm). La montre Atalante reprend néanmoins l’esprit Bugatti avec le profil de son boîtier, son cadran et les poussoirs chronographe positionnés sur la gauche de la carrure. Le mouvement chronographe automatique « fly-back » est une nouveauté dans l’horlogerie Parmigiani. Le Calibre PF 335 propose ainsi une évolution du premier mouvement chronographe Parmigiani en intégrant la fonction « retour au vol » du chronographe. Cela signifie que d’une seule pression, l’aiguille se remet à zéro et le chronographe redémarre instantanément. Le chronographe Bugatti Atalante affiche deux mesures tachymétriques distinctes. La première mesure calcule les vitesses rapides et la seconde sur le compteur 30 minutes, chronomètre les déplacements plus lents. L’Atalante en plus d’être une montre sportive inspirée du design automobile Bugatti, se veut fonctionnelle avec les poussoirs du chronographe sur la gauche qui optimisent l’utilisation de ses fonctions et qui par simple pression du pouce déclenchent et arrêtent l’aiguille chronographe et par conséquent améliorent le confort et la facilité d’utilisation pendant une course. Quant au cadran sur lequel on distingue les rouages et le disque de la date directement inspiré d’une calandre de Bugatti, reflète l’esprit sportif de l’Atalante. Enfin, Le sigle EB à 6 h 00 rappelle la collaboration entre Parmigiani et Bugatti. La collection Bugatti Atalante 2010 est disponible sur le site www.parmigiani.com Parmigiani Fleurier SA, rue du Temple 11 – CH – 2114 Fleurier. Tel. +41 (0)32 862 66 30.
  Fort rebond des ventes au premier semestre pour Hermès
21/07/2010
Les ventes du groupe de luxe Hermès ont augmenté de 22,8% au premier semestre 2010, à 1,0747 milliard d'euros, ce qui a conduit le groupe à doubler sa prévision de croissance de chiffre d'affaires, qui devrait être comprise entre 10 et 12% en 2010. Le rebond des ventes a été particulièrement marqué au deuxième trimestre : les ventes affichent une progression de 27%, à 446,6 millions d'euros, après +18,5% au premier trimestre. Les analystes interrogés par l'agence financière DowJones Newswires, tablaient sur un chiffre d'affaires en hausse de 19% au premier semestre et au deuxième trimestre. "Le taux de croissance du premier semestre ne peut être reconduit pour la deuxième partie de l'année car la base de comparaison est moins favorable. Toutefois, compte tenu d'un excellent deuxième trimestre au-delà des prévisions, l'objectif annuel de progression des ventes à taux constant pourrait être compris entre 10% et 12%", indique le groupe. Il tablait jusqu'alors sur une hausse des ventes de 5% en 2010. Pour Patrick Thomas, le gérant d'Hermès, cette prévision est conforme au taux de croissance moyen du groupe, qui est de l'ordre de 10%. Au premier semestre, Hermès a bénéficié de la baisse de l'euro par rapport au dollar : à taux de change constant, le chiffre d'affaires a progressé de 20%. M. Thomas s'est dit "agréablement surpris par la tenue de presque tous les marchés du monde". L'Asie continue à tirer les ventes du groupe, qui progressent à un rythme très soutenu : 45%, hors Japon, où elles s'inscrivent en baisse de 2%, à taux de change comparable. Le rebond est également très marqué dans la zone Amérique, avec une hausse des ventes de 26%. En Europe, la progression est de 17% et pour la France, qualifiée de "socle" par M. Thomas, les ventes dans les magasins Hermès ont crû de 14%. L'activité a été "particulièrement soutenue dans les magasins du groupe" (+25% à change constant) tandis que les "ventes en gros, affectées en 2009 par les opérations de déstockage des distributeurs (horlogerie et parfums notamment) renouent avec la croissance". A propos de la présence de Florence Woerth au conseil de surveillance d'Hermès depuis début juin, M. Thomas a déclaré : « Il n'y a aucune raison que cela nous embarrasse. Elle y est, elle y reste ». Interrogé également sur le départ annoncé de Véronique Gautier de la direction de la maison de couture Jean-Paul Gaultier, M. Thomas a dit : « C'est une affaire entre Véronique Gautier et la maison Gaultier, un problème interne de management. Cela ne change en rien les relations que Hermès a avec la maison Gaultier, qui restent au beau fixe ». Hermès détient 45% de la maison de haute couture Jean-Paul Gaultier.
  Le père de la Swatch, Nicolas Hayek, décédé d’un arrêt cardiaque
29/06/2010
Le père de la Swatch, célèbre montre suisse, est décédé lundi d’un arrêt cardiaque dans les bureaux du groupe qu’il a hissé au rang de numéro un mondial de l’horlogerie, laissant un vide dans le gotha de l’industrie helvétique. Nicolas Hayek, qui occupait la présidence du groupe depuis 1986, « est décédé aujourd’hui, de manière inattendue, alors qu’il travaillait au sein de son entreprise affectionnée ». Le groupe salue les « immenses services dans le sauvetage de l’industrie horlogère suisse » rendus par l’entrepreneur âgé de 82 ans, qui a également largement contribué « à la création et au développement de Swatch Group ». Ce natif de Beyrouth, au caractère bien trempé, est de fait à l’origine de la petite montre en plastique au design coloré, sans cesse renouvelé, qui a révolutionné le monde de l’horlogerie helvétique et lui a donné un second souffle au début des années quatre-vingt. Conseiller de deux horlogers au bord de la faillite, il avait alors recommandé la fusion des deux sociétés et surtout le lancement d’une montre « à bas prix, de haute qualité, artistique, émotionnelle et Swiss made ». En quelques années, le groupe, dont il prend la présidence, devient un empire qui comprend, outre la gamme des montres fantaisistes auxquelles se sont ajoutés récemment les bijoux, des marques très prestigieuses telles qu’Omega, Breguet, Tissot et Blancpain. Un éclectisme qui a fait la gloire de l’homme à la carrure solide. Il était un vrai « pionnier », a insisté son groupe. Les réactions se sont multipliées en Suisse pour rendre hommage à l’homme qui s’est vu décerner de nombreuses distinctions tout au long de sa carrière, telles que celle d’officier de la Légion d'honneur, ou de commandeur de l’Ordre des Arts et des Lettres. Avec ce départ inattendu, « la Suisse et l’économie suisse perdent une de ses personnalités les plus en vue », a commenté la présidente de la Confédération, Doris Leuthard. « De par son engagement et ses courageuses interventions, M. Nicolas Hayek a donné durant des décennies de grandes et importantes impulsions à l’entrepreneuriat et à la place économique suisse. Nous lui devons beaucoup », a-t-elle assuré. Le patron du groupe Hublot, Jean-Claude Biver, a également salué « un faiseur d’idées, éternel optimiste qui était également dur en affaires ». Le président de la Fédération de l’industrie horlogère suisse (FH), Jean-Daniel Pasche, a regretté une personnalité « hors du commun ». M. Hayek avait su « garantir également que ses idées et ses conceptions subsistent et que la continuité, aussi bien au niveau de l’actionnariat que du conseil d’administration et de la direction générale, soit assurée », exprime le groupe. Même si l’emblématique dirigeant était toujours très actif dans l’entreprise, son fils Nick y occupe les fonctions de directeur général depuis 2003. Une position idéale pour succéder à son père, selon les experts. Cependant, le titre du groupe horloger Swatch a ouvert ce matin en recul, au lendemain de l’annonce du décès de son président. À 09H27 (07H27 GMT), l’action du numéro mondial du secteur perdait 1,54 % à 320,40 francs suisses, dans un marché en baisse de 0,70 %. M. Hayek détenait 40,2 % des voix et 24 % du capital du groupe, ont rappelé les analystes de Vontobel.
  Hermès : Florence Woerth entre au conseil de surveillance
09/06/2010
Florence Woerth, l'épouse du ministre du Travail Eric Woerth, est entrée au conseil de surveillance de Hermès, au terme du vote intervenu lors de l'assemblée générale du groupe français de luxe, lundi à Paris. Les actionnaires d'Hermès ont approuvé sa nomination pour trois ans à 91,89%. Florence Woerth, 53 ans, qui n'occupait auparavant aucune fonction chez Hermès, gère depuis fin 2007 la fortune de l'héritière de L'Oréal, Liliane Bettencourt, à travers une structure financière baptisée Clymène. Au cours de cette assemblée générale, le gérant d'Hermès, Patrick Thomas, a réaffirmé que les bonnes ventes au premier trimestre 2010 (+18,5% à 507,7 millions d'euros) ne devaient pas être extrapolées pour l'année. « 2010 reste une année avec beaucoup d'interrogations et pourrait connaître encore des soubresauts. Il serait illusoire d'extrapoler le taux de croissance à la fin mars sur l'ensemble de l'année », a-t-il dit. Depuis fin mars, la croissance des ventes continue d'aller "extrêmement bien", a-t-il poursuivi, avec des ventes "supérieures au premier trimestre, et dans l'horlogerie en particulier". Il s'est par ailleurs réjoui que l'euro soit aujourd'hui à "un prix d'équilibre" vis-à-vis des autres devises et notamment du dollar. Cette parité, « si elle durait, pourrait avoir un impact sur le développement de nos ventes mais pas cette année », a déclaré M. Thomas. Interrogé sur la stratégie de diversification du groupe et plus particulièrement sur celles de groupes comme LVMH et Prada qui ont lancé des divisions hôtelières, le gérant Patrick Thomas a souligné que « la croissance organique est largement suffisante pour assurer le développement de la maison ». Néanmoins, « si une opportunité formidable, c'est-à-dire digne de s'associer avec Hermès, se présentait, je ne dis pas que nous ne le ferions jamais », a-t-il ajouté en rappelant que la griffe détenait "un milliard d'euros de trésorerie". Les petits actionnaires quant à eux ont fait part de leur mauvaise humeur envers des dirigeants du groupe qui les privent cette année pour cause d'économies d'un petit cadeau traditionnel malgré les "bons résultats". Un petit porteur a fait remarquer qu'il était demandé aux actionnaires de porter à "400 000 euros le montant total des jetons de présence et rémunérations attribuables aux membres du conseil de surveillance et aux membres des comités créés en son sein". La résolution a néanmoins été adoptée à 99,91%. L'assemblée générale a débuté par un hommage appuyé à Jean-Louis Dumas, qui avait présidé la maison Hermès pendant 28 ans, décédé début mai. Bertrand Puech, président du conseil de gérance de Emile Hermès Sarl, a rappelé qu'il avait "porté au plus haut les valeurs de l'artisanat" et laissé la maison "en excellente santé".
  Swatch table sur une année 2010
20/05/2010
Le groupe suisse Swatch, numéro un mondial de l'horlogerie, s'attend à enregistrer cette année un nouvel exercice "record", après avoir réalisé entre janvier et avril, une forte croissance, a indiqué mercredi 12 mai son président Nicolas Hayek. « Les quatre premiers mois, janvier à avril 2010, montrent une croissance et un résultat opérationnel forts, des records de ventes presque chaque mois et en conséquence aussi des records des résultats opérationnels », a précisé M. Hayek, selon le texte de son discours prononcé lors de l'assemblée générale annuelle. Ces quatre mois de croissance permettent "d'espérer une nouvelle année record pour 2010", a-t-il ajouté sans chiffrer ces prévisions. Les prévisions de l'horloger de Bienne sont en accord avec les exportations horlogères suisses qui ont retrouvé au premier trimestre leur niveau d'avant la crise économique et financière mondiale qui avait débuté courant 2007, avec une progression de 16,6%.
  Lionel Messi, nouvelle icône d’Audemars Piguet
19/05/2010
Lionel Messi rejoint l’univers d’Audemars Piguet et ses 135 ans d’histoire. Fier de l’accueillir, Philippe Merk, directeur général d’Audemars Piguet, salue l’arrivée de cette personnalité qui a surmonté, l’une après l’autre, les diverses épreuves de la vie pour arriver au plus haut niveau dans son art. Pour Audemars Piguet, un tel parcours de vie ne peut faire que sens. L’histoire de la manufacture, longue de 135 ans, a été jonchée d’obstacles. Audemars Piguet les a surmontés de sorte qu’elle a acquis les compétences qu’elle reconnaît maintenant en Lionel Messi. Conscients de ce qu’un tel savoir-faire implique et du pouvoir de changement qu’il recèle, Lionel Messi, tout comme Audemars Piguet, se soucie de le transmettre aux jeunes générations et d’en assurer le relais, le premier par sa nouvelle fondation, la "Fundacíon Leo Messi" créée en 2009 et la marque horlogère au travers de la sienne. C’est sur cette vision commune que seront développés dans les années à venir, plusieurs projets sociaux entre les deux partenaires. « J’essaie, grâce à ma notoriété, de sensibiliser le public à la détresse des enfants et des femmes du monde entier. Il faut croire en soi et ne jamais perdre de vue ses rêves… mais parfois nos rêves ont besoin d’un petit coup de pouce » explique Lionel Messi. Discret et engagé, il est également depuis 2010 ambassadeur itinérant de l’Unicef. Acteur majeur de la haute horlogerie, Audemars Piguet s’entoure de personnalités fortes et charismatiques qui incarnent l’excellence et l’audace dans leur domaine respectif, qu’il s’agisse de sport, d’art ou encore de technologie. Ces partenariats ne sont pas fortuits ; ils permettent de réaffirmer les valeurs authentiques véhiculées par la manufacture, centrées autour de la passion pour les montres d’exception et le savoir-faire qu’elles recèlent.
  Pour le luxe, la baisse de l’euro est une chance
18/05/2010
Dans une note de recherche, parue mercredi 12 mai, les experts de la banque HSBC indiquent que les producteurs de champagne, de cognac, les fabricants de sacs à main et de joaillerie de prestige, sont et seront les grands gagnants d'un effondrement de l'euro. « L'exemple le plus flagrant, le plus "pur" est celui de la société Rémy Cointreau », indique Erwan Rambourg, l'un des auteurs de l'étude. Pour le groupe de spiritueux, une baisse prononcée de l'euro s'apparente, selon lui, presque à un "jackpot". La mécanique est simple : Rémy Cointreau produit son cognac et son champagne dans les régions françaises ad hoc. Ses coûts sont ainsi libellés en euros, dont le cours flanche chaque jour un peu plus. A contrario, les revenus du fabricant de spiritueux sont en dollars, en yens ou en yuans. Une chance pour le groupe français. "Les européens ne boivent plus de cognac, alors que les Américains et les Chinois en raffolent", soulignent les analystes d'HSBC. Autrement dit, la baisse de l'euro provoque un avantage compétitif immédiat pour la société. Ce qui est vrai pour Rémy Cointreau l'est aussi pour d'autres groupes de luxe comme LVMH, Burberry, Hermès, PPR ou Luxottica. Ce fabricant et distributeur de lunettes vend des montures de marques prestigieuses comme RayBan ou Oakley et, sous licence, des lunettes Chanel et Prada. Sa sensibilité à la monnaie est parmi les plus élevées avec un rapport de "un pour un", note M. Rambourg. C'est-à-dire qu'une hausse de 1 % du dollar par rapport à l'euro, se traduit par une hausse de 1 % de son bénéfice par action. Il ne suffit toutefois pas d'être un emblème du luxe pour se réjouir du plongeon de la monnaie unique. Pour que l'équation fonctionne, il est nécessaire que lesdits produits soient "Made in France" ou pour le moins "Made in zone euro". L'industrie de l'horlogerie, avec des acteurs comme Swatch ou Tag Heuer qui produisent leurs montres-bijoux en Suisse - et donc en francs suisses - pâtit ainsi de la réévaluation de la monnaie helvète, considérée comme une valeur refuge. Mais ce sont les spécialistes d'articles de sport tel Adidas, qui souffrent le plus de la baisse de l'euro. Explication : ils payent leur décision de délocaliser leur production dans les zones dollars à bas coûts comme la Chine. Pour ce type d'entreprises, la mécanique vertueuse dont profite l'industrie du luxe, se transforme alors en une spirale négative.
  Olivier Perruchot devient directeur général de Piaget France et Royaume-Uni
17/05/2010
Déjà directeur général de Piaget France depuis 2001, filiale au sein de laquelle il a pu mettre en œuvre une stratégie de réaffirmation des valeurs et du savoir-faire de la marque, Olivier Perruchot prend à 45 ans la direction générale de Piaget Royaume-Uni, en plus de ses responsabilités en France. Diplômé de l’IEA Paris, titulaire d’un troisième cycle de management international à l’ESCP-EAP, d’un MBA à l’Institut supérieur de marketing du luxe, il a, de Philadelphie à Genève, en passant par Singapour et Hong Kong, exercé de multiples fonctions dans l’industrie, le trading, l’informatique et la presse. C’est en avril 1995 qu’il rejoint Piaget, d’abord comme responsable détail France, avant de prendre la direction des zones export en 1998. Une direction au long cours et qui le fait à nouveau s’envoler vers l’Afrique, l’Amérique du sud, l’Inde, le Moyen-Orient, la Russie… Jusque-là géré par un agent, le Royaume-Uni devient une filiale à part entière. Les objectifs d’Olivier Perruchot, sont de réaffirmer les deux métiers d’excellence de la marque : manufacture d’horlogerie et de joaillerie. Ce développement d’envergure passera par un réseau de distribution ultrasélectif sur l’ensemble du Royaume-Uni. Point d’orgue de cette ambition affirmée, l’ouverture d’une boutique et de son siège au cœur de la mythique New Bond Street.
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