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MY LITTLE PARIS |
04/10/2012 |
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Céline Orjubin, directrice associée de My Little Paris, revient sur le succès de cette aventure hors du commun. L’équipe de My Little Paris compte à ce jour plus de 40 personnes et fédère 900 000 abonnés acquis en quatre ans uniquement par bouche-à-oreille. Son graphisme home made avec le choix du dessin comme illustration fait toute son originalité, alliant digital et artisanat. Son application au top 15 de l’App Store recense déjà 15 000 abonnés. My Little Box sortie en 2011 est devenu leader dans les beauty box avec 50 000 abonnés. Depuis la rentrée, sa version masculine, Merci Alfred, fait également sensation avec ses bons plans.
Quelle est la recette du succès ?
On aime beaucoup les contre-emplois chez My Little Paris. Dans nos équipes, nous avons une ancienne juriste, une comédienne et même une danseuse étoile. Cela nous a permis d’oser plus de choses, car en ne connaissant pas les limites du digital, on les repousse plus facilement. On réfléchit insight ! On pense à ce que nous souhaiterions en tant que femme et on essaie de le trouver plutôt que de reprendre uniquement des communiqués de presse. Notre bureau créatif nous permet également de toujours rester en veille sur ce qui se passe. Les adresses évoquées sont toujours testées trois fois afin de ne jamais décevoir. Nous sommes très directifs vis-à-vis de nos annonceurs. L’e-mail partenaire est payant, mais on sélectionne la marque et celle-ci doit jouer le jeu. On met notre expertise au service des marques pour trouver un levier de communication leur permettant d’acquérir une proximité, un lien, un engagement avec nos lectrices. C’est ce qu’on appelle le permission marketing. Par exemple, les femmes étant très joueuses, on a créé un Tétris pour Clarins ou encore un jeu Memory pour Clinique. Avec notre force de prescription, on garantit un résultat immédiat aux marques. Un exemple de retour sur investissement pour une opération draft to store Guerlain : 45 000 euros de chiffre d’affaires.
Comment passer du site gratuit, intangible à la box payante ?
On passe de la surprise dans Paris à 30 minutes de plaisir chez soi !
Le lancement de la box a doublé le chiffre d’affaires cette année. C’est une véritable start up dans la start up et ce n’est pas le même métier. Il faut pourtant réussir à garder la culture d’entreprise.
My Little Paris a commencé en février 2008 par un projet personnel de newsletter pour nos copines et neuf mois plus tard les marques ont commencé à nous contacter, on s’est dit alors qu’on pourrait en faire un business modèle. On n’a jamais acheté de base de données et tout est autofinancé. Notre but est de continuer à ne pas décevoir nos lectrices.
Pour la suite, My Little Paris envisage d’aller à l’international l’année prochaine et vise en particulier le marché anglo-saxon. « Nous avons déjà nos dénicheurs à Paris, New York, San Francisco, Londres… », explique Céline Orjubin.
Déborah Peyrucq
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